©Annie Éthier

Mon archétype : La sorcière. L’envoûtement, le jeu, le sort , la magnification et la perversion. Tout ce qui me donne envie de jouer. Je monte toujours sur scène, incontrôlable, prête à bondir sur ma proie, à dévorer le public, à jeter un sort sur le temps qui défile devant eux. Temps qui s'arrête, glissant, prêt à nous rendre insécures, présents, ensemble.

Ce que je mets dans le bain: Le savon bombe de chez Lush qui explose dans l'eau. J'espère amener de nouvelles rencontres entre les artistes de la compagnie et le monde extérieur. Jumeler toutes les sortes d'arts. On verra bien. 

Dans 10 je serai... : Me projeter dans le temps quand j'ignore quel sera mon prochain projet demain...C'est aussi un combat constant pour moi que de m'ancrer dans le moment présent et d'accepter de me laisser surprendre. Je sais par contre que dans mes ambitions, mes buts, ce qui ma fait vivre; c'est de concilier travail et vie personnel. Enfin, plus précisément, d'arriver à faire de mon travail un mode de vie. Que toutes les pensées, les nouvelles rencontres, les nouvelles expériences soient en lien direct avec mon travail, que ce soit elles qui réussissent à transformer et mouvoir mes créations, mon interprétation.

 

Mes projets marquants : 

-Les sangs. Défendre un personnage considéré comme laid et grossier pour le faire rayonner, c'est l'essence même de défendre un personnage. Pour moi, c'est un grand accomplissement en tant qu'interprète.Changer les perceptives de notre vision de la beauté, se battre pour la représentation des différents corps, aller contre les écrits, contre toutes attentes, c'est forger et faire régner l'ouverture d'esprit. De plus, travailler avec une collègue comme metteur en scène, c'est plus qu'enrichissant. La fluidité, la rencontre entre deux jeunes esprits, ça se frotte pour créer un travail égal, sans hiérarchie. Ça permet d'explorer en toute liberté.

-Le monstre, adaptation télévisuelle du roman d'Ingrid Falaise. Éveiller les consciences en touchant à un sujet extrêmement délicat, un réel combat; la destruction d'une victime face à son amoureux étant aussi son bourreau.Impossible d'être dans quelque chose de plus concert. Transformer le laid en beau, médiatiser l'horreur, c'est aussi nécessaire que troublant.